lundi 8 juin 2020

Les noces de la Renarde de Floriane Soulas

Les Noces de la Renarde par Soulas


4ème de Couverture :


1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d'Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan...

2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folkore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale...

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation


Mon Avis : 

"Les Noces de la Renarde" nous plonge à la fois dans le Japon du XVème siècle et dans celui d'aujourd'hui.

Moi qui ne connais pas du tout ce pays, j'ai eu droit à un total dépaysement. La culture et ce peuple si respectueux des croyances, de la hiérarchie, des aînés. Nous allons suivre en alternance deux jeunes femmes, Hikari en 1467 et Mina en 2016. La première dans les montagnes d'Izumi, près d'Osaka, la seconde à Tokyo.

Hikari qui peut avoir l'apparence d'une femme, est en fait une yokaï, En effet, lorsqu'elle est là-haut dans la montagne avec ses sœurs de clan, Hikari est une renarde. 

La seule différence entre elles est le nombre de queues. Hikari vient d'acquérir sa cinquième queue, Ino la chef du clan en a sept. Mais ce qui passionne par dessus tout Hikari, bien plus que les rites et les traditions, c'est observer les humains, ces mortels qui vivent dans un petit village en bas de la montagne. Plus particulièrement leurs bûcherons... enfin surtout un bûcheron Jun.

Mina, quant à elle, est une lycéenne qui habite Tokyo. Mais elle se sent si seule. Elle vit avec sa mère qu'elle croise peu, son père étant décédé alors qu'elle était petite. Elle s'est isolée des autres jeunes de son âge à cause de son don qu'elle considère plus comme une malédiction : elle peut voir et même interagir avec les yokaïs. 

Elle voit les fantômes, les change-formes, si elle croisait Hikari, elle verrait la renarde avant la femme.

L'alternance entre les deux périodes créé une bonne dynamique de lecture.

Une histoire d'amour qui brave les interdits d'un côté et une enquête dangereuse et débridée de l'autre : un tueur en série de yokaïs sévit à Tokyo. Alors que Mina serait bien restée en dehors de cette histoire, l'envie de conquérir l'amitié de Natsume qui lui a demandé son aide est la plus forte.

Ces deux histoires vont peu à peu se compléter, pour finalement se fondre, d'une façon subtile et remarquable, pour finalement n'en faire qu'une. J'avoue avoir été bluffée par l'auteure et cette façon de nous faire voyager d'une époque à l'autre pour un final haut en couleur et tout simplement superbe.

Les descriptions et les détails y sont si habilement retranscrits, que je voyais défiler sous mes yeux les nombreux paysages et décors de ce roman, comme si j'y étais ou encore mieux, comme si je faisais partie intégrante de cette histoire.

Les personnages principaux sont souvent touchants. Cette retenue dans les sentiments, typiquement japonais fait que l'on aborde les personnages avec toute la douceur et le respect de ce pays.

Envie de dépaysement ? Ce roman est fait pour vous. 
Et puis franchement, comment résister à une si belle couverture.

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